Comme les couleurs de l'été s'enfuient souvent avec les premiers nuages de nos souvenirs, j'ai préféré les fixer pour vous sur le mode poétique de la suggestion...en attendant de fêter ensemble les noces du ciel et de l'océan...

Et en guise de résonance, ce poème d'Amel Z (cliquez sur le lien pour découvrir le blog de cette artiste à la fois peintre et poétesse) :

de l'autre côté du rivage en plus du ciel

Saison profane, sans nom, éclat de pierre toute l'année

se rendre à la blancheur et ce qui s'essoufle en elle

s'installer dans le soir d’été des villes portuaires, pores d'entrée et de sortie pour des points qui circulent avec le verbe sans papier

glisser sur l’eau, de l'autre côté du rivage en plus du ciel
rivage ne se lèvera pas dans la cale

l'image est prisonnière de ses rêves

poésie en apnée

l'autre côté est sa banlieue

on y suspend ses rêves amidonnés au  balcon d'en face

la musique monte d'un ton

le ciel descend un peu 
pourtant pas de traces d'azur dans le quotidien sans nom

c'est un azur adultère

sur la table on lit le même journal débraillé

des mots gorgés de mensonges

le café est épais et le thé buriné : c'est beaucoup plus long à boire qu'un rêve désenchanté, mais c'est plus agréable 
un homme et une femme boivent aux yeux du sourire...

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