Too Banal

13 janvier 2016

Fès : le livre-album

Vendredi dernier, j'ai participé à Fès à "The International Artist’s Gathering" mis en place et animé par une jeune équipe à la fois dynamique et sympathique: http://www.fezgathering.com/.
A la faveur de cet évènement, j'ai fait la connaissance de plusieurs artistes dont Eberhard Hahne qui est à la fois photographe professionnel et éditeur à Cologne. Il a publié un superbe travail photographique sur la médina de Fès. Je vous invite à visualiser ce livre-album photographique:

Fes - Die Mutter aller Städte, Bildband


08 février 2015

Esprit du mandala

Mandala-P1390945Le dernier soir de notre séjour à Chaouen, nous avons dîné dans une petite pizzéria fort sympathique: le Mandala. La musique est branchée jazz ce qui est un bonheur rare! Les pizzas sont vraiment succulentes et je sais de quoi je parle (c'est moi qui les prépare avec amour à la maison). Les quelques images qui suivent ne sont pas là pour vous montrer le lieu dans sa version photographique certifiée copie conforme. C'est plutôt l'esprit du Mandala. Pour nous tous, c'était incontestablement un coup de cœur!

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11 septembre 2014

La conférence de l'oiseau

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07 juillet 2014

Parure de lumière

Réflexions lumineuses à la faveur d'une interface entre le pare-brise et la lunette arrière d'un véhicule garé à l'ombre d'une dense végétation. Pour moi, cette personne semble porter une parure de lumière. C'est la Mouna Lisa de l'Atlas :

Mouna Lisa de l'Atlas P1200539

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27 juin 2014

Langue à tons

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14 juin 2014

L'arrivée des musiciens

La musique adoucit les murs...

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Orchestre Simorgh

 

 

01 juin 2014

D'obscurs gribrouillages héliographiques

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19 mai 2014

L'éventail des mots

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L'éventail des mots

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L'éventail-des-mots-2

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07 mai 2014

L'aura du banal

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27 avril 2014

Alwan Asfi: autour d'un verre de thé

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asfi-P1180687A la faveur de la deuxième édition d'Alwan Asfi (Festival international des arts plastiques de Safi, du 2 au 6 avril 2014), j'ai pu assister à une animation picturale de tout un quartier (réalisation de plusieurs fresques murales). Ce qui m'a le plus impressionné, c'est de voir comment la population et les jeunes de ce quartier ont succombé à la contagion des couleurs de la palette et à la manipulation  frénétique des pinceaux.Pour les intéressé(e)s, visualisez en mode diaporama l'album "Alwan asfi" ci-joint à gauche.

Incontestablement, dans cette ville balnéaire, les artistes en herbe ne manquent absolument pas! Un véritable vivier à encourager ! Bravo aux organisateurs de cette manifestation phare de la côte atlantique!

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23 avril 2014

L'odalisque au coquelicot

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12 mars 2014

Un jour par semaine

Du mardi 25 mars au vendredi 9 mai 2014, à la galerie d’art  « Espace Expressions CDG* » à Rabat, se tiendra une exposition photographique collective orchestrée par le curateur Saad Tazi et intitulée "Un jour par semaine". Sept photographes, à travers 49 photographies,  participent à la création de l’univers propre à cette  exposition (cliquez sur le nom de chaque participant pour découvrir son espace singulier et sur la photo pour la voir en grand ):

 

Thami Benkirane Ville manivelle

Andrews Aurèle

Arraki Zineb Andress

Benhamida Said

Benkirane Thami

Cherif Réda

Skali Ghita

Zine Othman

 

 

   

 

*Espace Expressions CDG
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 20h
Place Moulay El Hassan, BP 408 – Rabat
Tél. : +212 537 66 90 23 Fax : +212 537 66 94 37
www.fondationcdg.ma

 

       

 

 

 

05 mars 2014

Le Prophète de l'islam en images. Un sujet tabou ?

Le prophète de l'islam en imagesVoici une publication récente qui ne va pas passer inaperçue: Le prophète de l'islam en images, un sujet tabou? Ce livre est signé par  Bœspflug François. En quatrième de couverture, son éditeur en donne la présentation suivante:

"François Bœspflug s'attaque avec rigueur et précision à un sujet polémique, voire tabou aujourd'hui. D'où vient la supposée interdiction des images dans l'islam et notamment celle portant sur la représentation du Prophète ? Héritée du décalogue biblique, l'interdiction des images de Dieu ne figure pourtant nulle part dans le Coran ! L'auteur propose de distinguer l'interdiction coranique des idoles préislamiques de celle des images. L'interdiction des « images vivantes » (qui représentent des êtres vivants) est largement post-coranique. Et pourtant les fatwas formulées par les théologiens n'ont pas empêché le développement d'une grande histoire de l'image en terre d'islam. Et l'interdiction de l'image du Prophète est loin de faire l'unanimité parmi les musulmans. On en trouve des représentations dès le Xe siècle. La figure du Prophète apparaît dans l'illustration de nombreux manuscrits de textes historiques, destinés aux cours des califes et des sultans. Il est représenté en pied très souvent, en action, accompagné. François Bœspflug apporte des preuves concrètes, historiques, iconographiques de la représentation du Prophète au cours de l'histoire. Il dénonce le black-out contemporain qui ne correspond pas à la tradition, particulièrement chiite."

L'auteur est un spécialiste de l'histoire des religions. Il s'était déjà fait connaître en 2008 avec une publication similaire :Dieu et ses images. Une histoire de l'Eternel dans l'Art.(cliquer sur ce titre pour un compte rendu plus détaillé).

CIAclfet

Comme on le sait, la question de l'interdiction qui pèse sur les images en islam fait l'objet de fortes controverses. J'avais moi-même ici donné à voir un portrait du prophète comme on en trouve à foison dans les représentations imagées chez les shiites. Le dernier livre de François Bœspflug comporte une bonne vingtaine d'illustrations qui constituent un véritable démenti aux tenants de l'iconoclasme. L'auteur invite les penseurs, les oulémas et les intellectuels du domaine à oeuvrer dans le sens d'une clarification de cette problématique : "(...)qu'attendent les croyants musulmans cultivés, et / ou les islamologues, pour publier un livre de référence sur ce sujet ?"

 

 

21 février 2014

Car quand l'agave...

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14 février 2014

Et ça commence dès le bas âge...

"Deux formes très différentes de la pensée unique empêchent de nombreux individus d'affirmer leur fantaisie: le prêt-à-porter et le prêt-à-prier" (Philippe Bouvard, Mille et une pensées, 2005, Le Cherche Midi Editeur).

Prêt-à-porter

 

07 février 2014

Une fleur entre les pages

"Ce jardin de l'autre côté de la fenêtre, je n'en vois que les murs.Et ces quelques feuillages où coule la lumière. Plus haut, c'est le soleil. Et de toute cette jubilation de l'air que l'on sent au-dehors, de toute cette joie épandue sur le monde, je ne perçois que des ombres de feuillages qui jouent sur les rideaux blancs. Cinq rayons de soleil aussi qui déversent patiemment dans la pièce un parfum blond d'herbes séchées. Une brise, et les ombres s'animent sur le rideau. Qu'un nuage couvre, puis découvre le soleil, et voici que de l'ombre surgit le jaune éclatant de ce vase de mimosas. Il suffit: cette seule lueur naissante et me voici inondé d'une joie confuse et étourdissante.

Prisonnier de la caverne, me voici seul en face de l'ombre du monde. Après-midi de janvier. Mais le froid reste au fond de l'air. Partout une pellicule de soleil qui craquerait sous l'ongle mais qui revêt toute chose d'un éternel sourire. Qui suis-je et que puis-je faire -sinon entrer dans le jeu des feuillages et de la lumière. Etre ce rayon de soleil où ma cigarette se consume, cette douceur et cette passion discrète qui respire dans l'air. Si j'essaie de m'atteindre, c'est tout au fond de cette lumière. Et si je tente de comprendre et de savourer cette délicate saveur qui livre le secret du monde, c'est moi-même que je trouve au fond de l'univers. Moi-même, c'est-à-dire cette extrême émotion qui me délivre du décor. Tout à l'heure, d'autres choses et les hommes me reprendront. Mais laissez-moi découper cette minute dans l'étoffe du temps, comme d'autres laissent une fleur entre les pages. Ils y enferment une promenade où l'amour les a effleurés. Et moi aussi,  je me promène, mais c'est un dieu qui me caresse. La vie est courte et c'est péché que de perdre son temps. Je perds mon temps pendant tout le jour et les autres disent que je suis très actif. Aujourd'hui c'est une halte et mon coeur s'en va à la rencontre de lui-même.

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Si une angoisse encore m'étreint, c'est de sentir cet impalpable instant glisser entre mes doigts comme les perles du mercure. Laissez donc ceux qui veulent se séparer du monde. Je ne me plains plus puisque je me regarde naître. Je suis heureux dans ce monde car mon royaume est de ce monde. Nuage qui passe et instant  qui pâlit. Mort de moi-même à moi-même. Le livre s'ouvre à une page aimée. Qu'elle est fade aujourd'hui en présence du livre du monde. Est-il vrai que j'ai souffert, n'est-il pas vrai que je souffre; et que cette souffrance me grise parce qu'elle est ce soleil et ces ombres, cette chaleur et ce froid que l'on sent très loin, tout au fond de l'air ? Vais-je me demander si quelque chose meurt et si les hommes souffrent puisque tout est écrit dans cette fenêtre où le ciel déverse sa plénitude? Je peux dire et je dirai tout à l'heure que ce qui compte est d'être humain, simple. Non, ce qui compte est d'être vrai et alors tout s'y inscrit, l'humanité et la simplicité. Et quand suis-je plus vrai et plus transparent que lorsque je suis le monde?

Instant d'adorable silence. Les hommes se sont tus. Mais le chant du monde s'élève et moi, enchaîné au fond de la caverne, je suis comblé avant d'avoir désiré.  L'éternité est là et moi je l'espérais. Maintenant je puis parler. Je ne sais pas ce que je pourrais souhaiter de mieux que cette continuelle présence de moi-même à moi-même. Ce n'est pas d'être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d'être conscient. On se croit retranché du monde, mais il suffit qu'un olivier se dresse dans la poussière dorée, il suffit de quelques plages éblouissantes sous le soleil du matin, pour qu'on sente en soi fondre cette résistance. Ainsi de moi. Je prends conscience des possibilités dont je suis responsable. Chaque minute de vie porte en elle sa valeur de miracle et son visage d'éternelle jeunesse." (Albert Camus, Carnets I, Folio, Gallimard, 2013, pages 16-18)

 

31 janvier 2014

A gamberger...

« Le mouton est mal placé pour juger ; aussi voit-on que le berger de moutons marche devant, et que les moutons se pressent derrière lui ; et l'on voit bien qu'ils croiraient tout perdu s'ils n'entendaient plus le berger, qui est comme leur dieu. Et j'ai entendu conter que les moutons que l'on mène à la capitale pour y être égorgés meurent de chagrin dans le voyage, s'ils ne sont pas accompagnés par leur berger ordinaire. Les choses sont ainsi par nature ; car il est vrai que le berger pense beaucoup aux moutons et au bien des moutons ; les choses ne se gâtent qu'à l'égorgement ; mais c'est chose prompte, séparée, et qui ne change point les sentiments.  Les mères brebis expliquent cela aux agneaux, enseignant la discipline moutonnière, et les effrayant du loup, et encore plus les effrayant du mouton noir, s'il s'en trouve qui voudrait expliquer que le plus grand ennemi du mouton, c'est justement le berger. » (Alain, Propos)

Le berger et le troupeau P1140588

29 janvier 2014

Et tas de sièges

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16 janvier 2014

Les clous d'un marteau

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"Un jour j'étais en train d'enfoncer un clou dans le mur. Il y a un type qui passe, il me dit:  Pourquoi vous enfoncez ce clou? Je lui dis:  Moi, je n'ai pas d'explications à vous donner! J'enfonce un clou, j'enfonce un clou! Le type me dit:  Moi, j'aime bien savoir pourquoi...  Je n'ai pas à vous dire pourquoi... J'enfonce un clou, j'enfonce un clou, c'est tout! Bon! Et je continue d'enfoncer mon clou. Je l'avais presque enfoncé, et il ne me restait plus que ça, un centimètre quoi. Le type sort une tenaille et il arrache le clou!! Je lui dis: Pourquoi arrachez-vous mon clou? Je n'ai pas d'explications à vous donner, moi! Je voudrais bien savoir pourquoi? Je n'ai pas à vous dire pourquoi... Il est fou, ce type! C'est une histoire insensée, non? Je suis en train d'enfoncer un clou, un type arrive avec une tenaille et il arrache le clou! Bon... Je ne veux plus penser à ça, parce que ça devient une idée fixe! Enfin... (Il désigne la scie qu'il tient à la main.) ça, c'est une scie que j'ai achetée à un monsieur qui sciait sa femme en deux dans les foires... Il enfermait sa moitié dans une caisse, il sciait sa caisse en deux et la moitié de sa femme tombait dans la sciure! Et un jour... sa moitié est partie avec la caisse! Alors, il m'a vendu la scie... parce que c'était le clou de son numéro. (Il revient à sa marotte.) J'ai quand même le droit d'enfoncer un clou sans être obligé de dire pourquoi j'enfonce un clou? S'il voulait arracher un clou, il n'avait qu'à commencer par en planter un, et, après, il l'aurait arraché, ce clou! Il n'avait pas à arracher mon clou à moi! Qu'est-ce qui va arriver?... C'est que je n'oserai plus planter un clou, moi! Hé! Si c'est pour être là à surveiller s'il y a quelqu'un avec une tenaille pour me l'arracher. Ah non! Non! Ca revient, hein? Ne parlons plus de ça! (Il va pour jouer de la scie... mais revient à son clou.) Ce n'est pas la question du clou, hein! Des clous, j'en ai! Mais, celui-là, j'y tenais! C'est un clou que j'avais ramassé tout rouillé, tout tordu. Je l'avais redressé de mes propres mains. Après, je pouvais lui taper sur la tête comme un forcené, il ne déviait pas d'un pouce! Alors, quand il fallait planter un clou, je plantais celui-là. J'ai toujours enfoncé le même clou... pas à la même place, mais le même. Peut-être qu'à force d'enfoncer le même clou, on finit par s'y accrocher? C'est possible... Et un type arrive avec une tenaille et il arrache mon clou! Sans me donner d'explications! Si encore il m'avait dit pourquoi il l'avait arraché, ce clou... moi, je lui aurais bien dit pourquoi je l'avais planté, finalement! Si seulement... je m'en souvenais! Hé! ça fait longtemps de ça... ça remonte tout de même à vingt-cinq ans, cette histoire! Allez! Je ne veux plus penser à ça... Je deviendrais marteau! Bon! Je vais vous scier un tube! Enfin... Je vais vous jouer une scie! (Tout en jouant un morceau sur sa scie, il marmonne:  je n'en ai plus enfoncé depuis, hein! ça été fini! ça été le dernier clou... ça m'a coupé l'envie d'enfoncer un clou... Vous verrez, vous, si vous enfoncez un clou et qu'il y ait un type qui arrive... avec une tenaille... " Sketche de Raymond Devos

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