18 janvier 2007
Corps et paysage
Connaissez-vous le travail photographique de Arno Rafael Minkkinen ?
Il s'agit d'un artiste finlandais dont la démarche consiste à inscrire son propre corps nu -entier ou fragmenté- dans l'immensité des paysages scandinaves.
L'un de ses livres publié aux éditions Nathan, collection Carré Photo, en 1998 porte le titre révélateur : Body Land.
Il est possible de visualiser ce travail non dinué d'humour à la galerie Robert Klein en cliquant ICI
Commentaires sur Corps et paysage
- J'en perds le sens de toutJe crois que j'ai dû rêver de voir un jour une telle grâce... pardon de m'emporter mais je suis exaltée, j'exulte... suis interdite et je n'ai vu que ces deux photos-là! Allez courage, je continue, mais je reviens avec ma tête pour en parler. Là je suis headless!!!!

Je vous envoie une photo dansée, vous comprendrez!
Merci too,je reprends mon souffle et plonge dans le clic!!!!
Bises,
Amel - Minkkinen paye vraiment......de sa personne!

Je suis entré pour la première fois dans l'univers saisissant et rafraîchissant de ce photographe à la faveur d'une interview inscrite (texte et photographie)dans les pages de cette précieuse revue(mais hélas disparue des rayons de nos kiosques) : Photographie Magazine, N°82, 1997...
On y lisait en intro: "(...)Arno Minkkinen pratique l'autoportrait nu depuis vingt-cinq ans. Dans ses compositions toujours en noir et blanc, il convoque pour ses défis physiques l'instant décisif. Ainsi tour à tour, il se présente marchant sur l'eau(...), noyé entre deux eaux(...) ou corps flottant sur les ondes. Dans d'autres séries, il se fait gymnaste dont il capte des gestes absurdes. Aussi ludique que loufoques, les contorsions déguingandées de Minkkinen dont cette chose grave du clown et cette grâce du contorsionniste qui nous invite à une réflexion mystique et écologique sur l'homme et la nature, sur l'homme et l'Homme. L'ordre singulier des éléments premiers de l'espace vivant est ici vécu et expérimenté dans une optimiste gravité souvent rieuse.
L'imagerie que le photographe décline fonde in fine une sorte d'épopée. - Le paradoxed'une grâce ascétique quand le corps se délie à la limite de ce qui lui est possible, resspirant comme l'herbe dans le pré, oui cela est stupéfiant et requiert sans doute un travail quotidien assidu... c'est ici une école de vie.

Amitiés à L'Oeil, Tigwenn et Kaïkan,
belle journée à tous.
Merci encore too! - ne pas pouvoir prévoir ..."Quand je regarde à travers l’objectif de mon appareil, je ne vois que ce qu’il y a [et pas moi puisqu’à ce moment je ne suis pas encore présent sur la photo]. C’est justement cela qui me fascine : ne pas être en mesure de prévoir la réussite jusqu’à ce que le négatif soit développé."

C'est Arno qui parle... et dévoile l'implacable humilité de son travail, qu'il décrit comme une prière....
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Je découvre ce photographe et j'en suis ravie. Merci.
A bientôt.