Too Banal

L'aubaine de la Lumière, l'ébène des mots, le collyre du jour et le khôl des insomnies...

30 mars 2008

On ne se baigne jamais...

au grand jamais, deux fois dans la même rivière...

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26 mars 2008

Horses

Cette nuit, je reviens -par empathie- écouter Horses et les autres. Pourtant je suis jamais Patti.

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Pour les veinards de passage à Paris, la fondation Cartier consacre une rétrospective à cette artiste mythique...

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Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, un magazine célèbre en a fait sa une :

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Et pour les sourds d'oreille, vous pouvez cliquer ici

Pour ceux qui ont encore une bonne oreille, je vous invite par

Et pour les mordus de lecture il y a ce long article juste ici


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10 mars 2008

Chine machi zine

Dans mon précédent article "Voyage en chine", j'ai donné le premier extrait de "La chambre double" de Baudelaire. Un passage marqué par une vision euphorique et paradisiaque. La seconde partie de ce poème en prose est placé sous le signe du désenchantement. Une vision de la misère la plus noire comme celle que j'ai rencontrée dans mes virées dans l'Atlas.
Chine machi zine (littéralement :" laid et non pas beau") suggère par l'image plus qu'il ne souligne par les maux baudelairiens...les mille et une nuits d'une hutte de berger.

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« Horreur! je me souviens! je me souviens! Oui! ce taudis, ce séjour de l'éternel ennui, est bien le mien. Voici les meubles sots, poudreux, écornés; la cheminée sans flamme et sans braise, souillée de crachats; les tristes fenêtres où la pluie a tracé des sillons dans la poussière; les manuscrits, raturés ou incomplets; l'almanach où le crayon a marqué les dates sinistres!

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   Et ce parfum d'un autre monde, dont je m'enivrais avec une sensibilité perfectionnée, hélas! il est remplacé par une fétide odeur de tabac mêlée à je ne sais quelle nauséabonde moisissure. On respire ici maintenant le ranci de la désolation.

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Dans ce monde étroit, mais si plein de dégoût, un seul objet connu me sourit: la fiole de laudanum; une vieille et terrible amie; comme toutes les amies, hélas! féconde en caresses et en traîtrises.

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Oh! oui! Le Temps a reparu; Le Temps règne en souverain maintenant; et avec le hideux vieillard est revenu tout son démoniaque cortège de Souvenirs, de Regrets, de Spasmes, de Peurs, d'Angoisses, de Cauchemars, de Colères et de Névroses.
   Je vous assure que les secondes maintenant sont fortement et solennellement accentuées, et chacune, en jaillissant de la pendule, dit: - "Je suis la  Vie, 
, l'insupportable, l'implacable Vie!"

Il n'y a qu'une Seconde dans la vie humaine qui ait mission d'annoncer une bonne nouvelle, la bonne nouvelle qui cause à chacun une inexplicable peur.

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Oui! le Temps règne; il a repris sa brutale dictature. Et il me pousse, comme si j'étais un boeuf, avec son double aiguillon. - "Et hue donc! bourrique! Sue donc, esclave! Vis donc, damné! »

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 Cliquez sur les images pour les voir grandeur nature...


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23 février 2008

Les yeux interdits

 

Longtemps, le paysage audiovisuel marocain fut dominé par une seule et unique chaîne de télévision: j'ai nommé  la RTM. Mais cette situation ne tarda pas à changer avec l'arrivée sur la scène de la première chaîne de télévision privée : 2M.
Désormais, les téléspectateurs allaient connaître le privilège de zapper entre deux chaînes.
Avec l'arrivée de la 2M, les marocains allaient faire la connaissance du premier décodeur. Car la petite dernière était payante et à part une courte programmation à visage découvert, le reste des émissions portait obstinément le voile… C'était l'époque bénie de la première télévision ludique car elle savait jouer à cache-cache avec nos oreilles et nos yeux! Les images codées  sens dessus dessous, étaient brouillées et barbouillées de couleurs saturées. Mais seule une minorité de gens s'en accommodait et savait, par alibi artistique, apprécier ce côté un peu impressionniste des spectacles cryptés de la 2M. Certains inconditionnels prétendaient gagner au change et avouaient que même sans décodeur, regarder les dessous de la nouvelle jeunette les changeait de l'indécrottable vieille!
Ces images sont extraites d'une longue série photographique intitulée "Les yeux interdits". Elles sont le produit et le reflet de cette période discriminante…Elles témoignent de la force de l'épiphanie des images à vouloir toujours percer l'opacité du réel et à rendre visible l'invisible…

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27 janvier 2008

Ce n'est pas demain l'éveil...

Tant qu'il est encore temps...une petite pause sur les hauteurs de l'Atlas...

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26 janvier 2008

Le Lion de l’Atlas et le Moucheron black star du Ghana

"Va-t’en, chétif insecte, excrément de la terre ! "
C’est en ces mots que le Lion de l’Atlas
Parlait un jour au Moucheron black star du Ghana.
L’autre lui déclara la guerre.
"Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi fossile de l’Atlas
Me fasse peur ni me soucie ?
Un éléphant est plus puissant que toi :
Je le mène à ma fantaisie. "
A peine il achevait ces mots
Que lui-même il sonna la charge,
Fut le Trompette et le Héros.
Dans l’abord il se met au large ;
Puis prend son temps, fond sur le cou
Du Lion de l’Atlas, qu’il rend presque fou.
Le quadrupède écume, et son oeil étincelle ;
Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ;
Et cette alarme universelle
Est l’ouvrage d’un Moucheron black star du Ghana.
Un avorton de Mouche en cent lieux le harcèle :
Tantôt pique l’échine, et tantôt le museau,
Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte montée.
Le rapide ennemi triomphe, et rit de voir
Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée
Que de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le malheureux Lion de l’Atlas se déchire lui-même,
Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs,
Bat l’air, qui n’en peut mais ; et sa fureur extrême
Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents.
L’insecte du combat se retire avec gloire :
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire
Va partout l’annoncer à l’échelle du continent noir.

Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J’en vois deux, dont l’une est qu’entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
et les moins fanfarons.

Fable de la Fontaine remaniée pour la circonstance.

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Question subsidiaire: combien de joueurs possédant une cervelle peut-on aligner d'un côté comme de l'autre ?

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06 janvier 2008

Revenons à nos moutons...

Ce matin, je suis sorti faire quelques emplettes. Arrivé à un croisement sur l'une de nos grandes avenues, je tombe yeux à nez avec cette publicité! Je me suis dit sur un ton mou : "voilà un mouton qui l'a échappé belle!". Certes, l'affiche publicitaire ne bêle pas des masses! Mais, à l'évidence, elle a été oubliée là suite à la dé-fête d'une fin d'année mémorable pour notre cheptel ovin  ! Je m'en réjouis presque de cet oubli qui fait diversion car ce qui prédomine dans le matraquage publicitaire qui pollue nos murs et le paysage de nos cités ce sont surtout les pubs pour téléphones qui se portent bien et autres vaches qui se tordent de rire...Mais revenons à notre mouton (qui a fière allure sur l'affiche et qui se met résolument sur ses deux pattes comme pour narguer qui vous savez en lui suggérant de ne poing se serrer la ceinture !)...
A l'heure qu'il est, celui qui a pris un crédit pour se l'acheter n'est pas encore sorti de l'aubergine avec les traites...et les intérêts qui frôlent le sang pour sang. Et pour se  soulager, rien ne l'empêche avant de tirer la chasse de faire ses comptes...et de vérifier où a pu passer cette sacrée cinquième patte tant promise  par  le message publicitaire!
Ce qui est malheureux dans cette histoire de mouton à crédit, c'est de voir l'avancée pernicieuse et galopante de la société de surconsommation...Mon concitoyen qui n'envisage pas un seul instant la possibilité d'être ciblé et con-sidéré comme un mouton semble de plus en plus adopter le mot d'ordre anti-cartésien : " je dé-pense  donc je suis"...Ce faisant et à force de penser de façon patho-logiquement expansive à sa panse, il oublie tout bonnement de penser...
En conséquence, il ne lui reste qu'à panser l'hémorragie de son blé, c'est sûr...

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Pour l'histoire de la cinquième patte manquante, je vous invite à la retrouver en cliquant ici

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30 décembre 2007

Au-delà de l'hiver...

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MEILLEURS VOEUX POUR 2008

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18 novembre 2007

Prière rogatoire

La pluie tarde à tomber. La sécheresse menace. Panique sensible chez les agriculteurs. Dans un pays comme le notre, le remède à l'absence de l'eau qui tombe du ciel est d'adresser, à l'échelle collective de la nation, une prière rogatoire. Dans les faits, les autorités consultent les voyantes spécialisées météo et leurs demandent des nouvelles du ciel. Quand ces dernières s'annocent prometteuses, nos décideurs se décident confiants à appeler à la prière rogatoire...Personne n'est dupe même...le ciel ! Mais les apparences sont sauves! La baraka est toujours là...et l'essentiel, quels que soient les moyens, est qu'il pleuve pour de bon. N'est-ce pas ?

Vivement_la_pluie

Dans d'autres contrées, le problème de l'économie d'eau se pose. En lieu et place de la prière rogatoire, c'est la danse de l'eau qui est exécutée !


Danse de la pluie
envoyé par theophil261

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04 novembre 2007

Moroccan Graffiti

Exposition photographique

Du jeudi 8 novembre au samedi 29 décembre 2007

à la galerie de l’institut français de Fès

Vernissage le jeudi 8 novembre à 18 H 30

Cette série de photographies se fonde sur l’esthétique  de la  « troisième image ». Celle qui résulte, lors d’un diaporama, de la projection en fondu enchaîné de deux images.

Techniquement, cette écriture photographique qui évoque le palimpseste (cliquez sur ce terme pour saisir sa signification) repose sur la surimpression d’images directement  à la prise de vue sur film argentique.

L’auteur éprouve un attachement sensible et sensuel à la matière rebut, aux graffitis oblitérés ou tenaces, aux fragments d’affiches lacérées,  à la rouille, au délabrement des murs, à la ruine… et à tout ce qui révèle l’implacable travail d’érosion du temps.

Cette alchimie coloriste et plastique de la troisième image donne lieu à des rencontres formelles et graphiques dont le décalage par rapport à la réalité bouleverse notre sensibilité visuelle habituelle.   

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