24 juin 2009
Les pieds du poème
17 février 2009
Moucharabieh
Le moucharabieh est un terme d'origine arabe qui désigne un dispositif architectural qui assure dans un lieu construit la double fonction de l'aérer et d'adoucir l'intensité de la lumière qui y pénètre. Il peut constituer un avant-corps devant une fenêtre ou un balcon afin de permettre une observation discrète. La racine trilitère de ce vocable est la même qui donne en langue arabe le verbe "boire". Selon ce qui est rapporté ici , "le mot vient de l'habitude de boire à l'ombre du moucharabieh où l'on plaçait des cruches (michraba) poreuses pour obtenir de l'eau fraîche par évaporation".
Ce dispositif évoque par certains aspects le diaphragme de nos chambres noires car d'une certaine manière il influe sur la quantité de lumière. L'architecte français Jean Nouvel n'a pas manqué d'amalgamer le moucharabieh traditionnel et le diaphragme iris à lamelles pour en faire le signe distinctif de l'une des façades du célèbre Institut du Monde Arabe à Paris.





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26 décembre 2008
Fermeture momentanée de la boutique
Avant-hier, juste en début d'après midi, j'ai
fait une petite virée en médina. Histoire de marcher un peu et de faire
quelques emplettes de dernière minute. Vous savez, celles qui précèdent
un voyage. Plusieurs boutiques, comme je m'y attendais, étaient closes. La
vie et l'évènementiel en médina sont rythmés par l'appel du muezzin. La
prière de l'après-midi n'allait pas tarder. Pour rejoindre la mosquée, les marchands ne prennent
pas la peine de fermer complètement boutique. Ils se contentent de
faire comprendre à leurs clients qu'ils s'absentent le temps d'une prière. Par exemple, un simple bâton ou tout autre objet de fortune mis de travers devant
l'entrée du magasin suffit ! Dans certaines échoppes, on pousse le raffinement jusqu'à
étendre un foulard, une nappe, une bâche bariolée...
Les deux images qui illustrent ce billet ont été faites dans ce contexte. Elles représentent un magasin populaire spécialisé dans les produits de cosmétique et autres bidules pour se faire une beauté...
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Comme je vous l'ai annoncé précédemment, je m'en vais en famille faire une petite virée dans le désert. Cela fera la dix-septième année consécutive que j'observe ce rituel. C'est ce qui me permet entre autres, d'alimenter en images mon autre blog. Ce sera comme vous l'avez bien compris une éclipse momentanée. Je ne ferme pas complètement boutique! Je vous dis donc à très bientôt et meilleurs voeux!...
11 septembre 2008
Moroccan Beauty
02 juin 2008
La chambre chlorophylle
04 mars 2008
Statut de la liberté

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18 février 2008
DIVISION
Voilà une image issue de la série non-exposée de Moroccan Graffiti
22 janvier 2008
Quelles mers résonnent au fond de nous...
Nous sommes qui nous ne
sommes pas, la vie est brève et triste. Le bruit des vagues, la nuit, est celui
de la nuit même; et combien l'ont entendu retentir au fond de leur âme, tel
l'espoir qui se brise perpétuellement dans l'obscurité, avec un bruit sourd d'écume
résonnant dans les profondeurs! Combien de larmes pleurées par ceux qui
obtenaient, combien de larmes perdues par ceux qui réussissaient! Et tout cela,
durant ma promenade au bord de la mer, est devenu pour moi le secret de la nuit
et la confidence de l'abîme. Que nous sommes nombreux à vivre, nombreux à nous
leurrer! Quelles mers résonnent au fond de nous, dans cette nuit d'exister, sur
ces plages que nous nous sentons être, et où déferle l'émotion en marées
hautes!
Ce que l'on a perdu, ce
que l'on aurait dû vouloir, ce que l'on a obtenu et gagné par erreur; ce que
nous avons aimé pour le perdre ensuite, en constatant alors, après l'avoir
perdu et l'aimant pour cela même, que tout d'abord nous ne l'aimions pas; ce
que nous nous imaginions penser, alors que nous sentions; ce qui était un
souvenir, alors que nous croyions à une émotion; et l'océan tout entier,
arrivant, frais et sonore, du vaste fond de la nuit tout entière, écumait
délicatement sur la grève, tandis que se déroulait ma promenade nocturne au
bord de la mer...
Qui d'entre nous sait seulement ce qu'il pense, ou ce qu'il désire? Qui sait ce qu'il est pour lui-même? Combien de choses nous sont suggérées par la musique, et nous séduisent par cela même qu'elles ne peuvent exister! La nuit évoque en nous le souvenir de tant de choses que nous pleurons, sans qu'elles aient jamais été! Telle une voix s'élevant de cette paix de tout son long étendue, l'enroulement des vagues explose et refroidit, et l'on perçoit une salivation audible, là-bas sur le rivage invisible.
Fernando Pessoa, Le livre de l'intranquillité
13 janvier 2008
J'ouvre une porte...
La présence
J'ouvre une porte sur la terre
J'allume le feu de la présence
dans les nuages qui se croisent ou se poursuivent
dans l'océan et ses vagues amoureuses
dans les montagnes et leurs forêts
dans les rochers
créant pour les nuits gravides
une patrie de cendres de racines
de chants, de tonnerre et de foudre
brûlant la momie des âges
Adonis
10 janvier 2008
Juste derrière la porte...
(...)un paysage ne sera jamais un théorème, un chiffre ou une géométrie. C'est un vertige, une marche, une sensation et des fois une musique. (...) Il est des paysages comme une fête.
Gilles Lapouge, L'encre du voyageur, Albin Michel, 2007, page 245.






























