29 avril 2008
Ivresse verticale
Toutes les images du dossier précédent "J'ai replongé dans la bouteille" s'inscrivaient dans un format horizontal (dicté par la forme du flacon utilisé et par le fait que l'horizontalité sied le plus souvent au paysage...). Voilà un petit supplément fait de cinq photos verticales.
21 avril 2008
Cela m'a plu !
...il a plu pratiquement tout ce week-end ! Cela a commencé dès la fin de l'après-midi du vendredi. J'étais garé à attendre l'arrivée d'un car quand il a commencé à pleuvoir sérieusement ! Les gouttes d'eau ruisselaient sur toutes les parois vitrées de la voiture...Il pleuvait vraiment des cordes et je n'arrivais pas à voir et à déchiffrer la plaque de la voiture jaune qui se trouvait à l'arrêt juste devant moi !
A travers le pare-brise, je reconnaissais au loin la masse sombre d'un arbre qui prenait l'allure d'une sorcière qui enfourchait son balai et en m'approchant davantage de la surface transparente je me suis rendu compte que chaque goutte de pluie constituait en soi une fenêtre ouverte qui reproduisait -sur un mode fractal- la même scène fantastique !
Les trombes d'eau ne faiblissaient pas et j'avais de plus en plus l'impression d'être dans un véhicule amphibie ! A bâbord, il y avait un immeuble de quatre étages qui prenait l'apparence d'un vaisseau fantôme ! Cette impression se confirmait à mes yeux de myope quand j'observais de façon tangente les trajectoires et les formes aléatoires des gouttes qui glissaient comme des limaces distordues sur la surface abrupte en verre...
Quand il pleut par ici, c'est souvent un bonheur ! Tant il est vrai que cette manne du ciel se fait bien rare au point de se faire prier ! Ses premières retombées sont les escargots ramassés et vendus dès samedi matin sur les marchés ! Ma récolte à moi, ce sont ces images que je vous invite à visualiser dans l'album " Pluie ".
18 avril 2008
La vie est bulle !
La chambre aseptisée perfuse le jour en vitrine
Des fruits cristallins nourrissent leurs arbres de métal
dans le paysage enfumé de linges blancs
L'enfant-bulle y gravite dans les regards étanches
Il a pour satellites les rêves gourmands de nos microbes
L'enfant-bulle s'endort au sein d'une parole
à l'abri de sa promesse diaphane
Assoiffé d'un clair-obscur distillé pour demain
il dévore la notion de soleil par des lampes
Combattant désarmé par ordonnance du vide
Hôte d'une ferveur mise en quarantaine dans les autoclaves
Prisonnier pâle d'un zèle téléguidé par les couleurs
il observe la loi des fantômes d'outre-verre
qui prennent souffle au ciel pollué de la vraisemblance
Il attend la main qui viendra la cueillir
pour affronter midi réel sans mourir de vérité
L'enfant-bulle intercepte les passes du néant
pour courir vers le but des ombres extérieures
Sur elles il devine les secrets foisonnants de l'espace
l'étrange force qui fait plier le mal par sa descendance
La guérison se forge comme une légende faisant grandir
où les virus périssent pour des souffrances totalitaires
La croyance est souvenir d'une attente désinfectée
C'est en voyant danser nos gestes silencieux
qu'il apprend les nuances de l'air
capable de porter les mots qui se respirent
C'est en déchiffrant la flambée des regards curieux
qu'il voyage au-delà des yeux qui font mûrir
L'enfant-bible s'allaite au glossaire de chiens et loups
pour comprendre le dialecte des éclaircies
Le risque devient l'enveloppe sans écailles
qu'un danger traverse comme le pansement d'une frontière
Des silhouettes opaques lèvent la vitre des images
sur l'être vacciné devenu leur semblable
La fièvre apprivoisée guide vers les premières caresses
Les orages de sa jeune chair enfin démontrée
Premier symptôme de la rédemption demeurée contagieuse
la voix qui meurt frisson appelle à naître éclair
Maurice Couquiaud, L'enfant-bulle, poème inédit, in Vagabondages, n°76, 1989
29 février 2008
Horloge solaire
Voilà mon repaire! Béni tous les jours ensoleillés par le même rai de lumière! Cette chambre qui fait office de bureau se trouve au deuxième étage de l'immeuble et donne sur une petite cour intérieure. La vue nullement affriolante butte contre l'angle des murs. Sur le rebord de la fenêtre, des plantes grasses tiennent la pose à chaque lever du jour...A bâbord, on aperçoit les fenêtres des habitations voisines.
C'est cette disposition architecturale particulière qui fait que la lumière s'insinue et glisse juste le long de l'angle du mur d'en face!
Ce faisant, selon les saisons, il me suffit de regarder mon rai de lumière pour lire l'heure! Sur l'image qui suit, mon horloge solaire indiquait précisément 14 H 30 !
Cliquez sur les images pour mieux lire l'heure!
27 février 2008
Lever de rideau IV
15 février 2008
Fierté marocaine!
Rare fierté nationale, au Maroc nous sommes parmi les "meilleurs" du monde quand il s'agit des accidents de la route! Pas loin de 4000 morts par an...
































