Lors de la dernière randonnée (un compte-rendu en images est publié sur le blog de mon pote maboul, voir lien), il nous arrivait d'opter pour un parcours qui suit le lit de la rivière...Très souvent, face à un obstacle naturel, nous étions obligés de le contourner en changeant de rive. En l'absence de pont, il nous fallait chercher un passage à gué ou ce qui en fait office en sautant d'un petit rocher à l'autre...La séquence d'images qui suit illustre bien cet exercice non-périlleux (quoique...) :

passageague1

passageague2

passageague3

passageague4

passageague5

Si le gué peut fonctionner comme une sorte de métaphore qui évoque le passage d'un état à un autre, ici d'une rive à son opposé, que peuvent représenter ces petits rochers qui assurent de leur appui un pied hésitant?

Ne sont-ils pas, toutes proportions gardées, des îles miniatures? Des terres entourées d'eau? Ne présentent-ils pas, au milieu des flots et des remous (on serait tenté d'ajouter symboliquement "de l'existence"), ces traits saillants de l'insularité que sont l'éminence, la relative stabilité et le refuge...?

C'est donc tout banalement que too banal s'est penché sur ces petits rochers baignés d'eau et bénis des pieds  pour les fixer sur la pellicule!

insula1

insula2

insula3

insula4

insula6

insula5

Cette dérive de l'objectif photographique me rappelle Eugène Guillevic qui disait: "Vivre en poésie, faire qu'un objet quotidien aussi modeste soit-il, l'herbe, devienne l'équivalent de l'océan ou du menhir"...