"...je dirai que mon coeur bouge simplement avec le printemps. Je dirai que toutes les couleurs du printemps, tous les vents du printemps, toutes les choses, toutes les voix du printemps sont malaxés ensemble, condensés, pétris pour former la potion d'immortalité..."

Natsumé Sôseki : Oreillers d'herbes, collection Rivages, page77.

Et c'est ainsi que le printemps s'engouffre dans les venelles les plus étroites et pénètre les demeures les plus modestes. Et c'est comme cela qu'il finit distillé dans un flacon à l'instar d'un parfum...pour raviver à la première occasion la grisaille du quotidien ou pour embaumer le linceul du deuil ...

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